Les Nations Unies soutiennent Haïti dans la prévention des risques aux désastres qui affectent encore 98% de la population

Quartier / constructions vulnérables aux inondations au Cap-HaïtienQuartier / constructions vulnérables aux inondations au Cap-Haïtien

Port-au-Prince, le 13 octobre 2015 À l’occasion de la journée internationale de la prévention des catastrophes, commémorée le 13 octobre, les Nations Unies en Haïti soutiennent la Direction de la Protection Civile et ses partenaires et invitent le peuple haïtien à redécouvrir le rôle des savoirs traditionnels dans la prévention des catastrophes à travers une semaine d’activités.

Les risques de désastres dus aux vulnérabilités multidimensionnelles et l’exposition des communautés constituent une des menaces principales à un développement durable et inclusif en Haïti. À cet égard, les inondations causées par les pluies violentes qui se sont abattues sur les côtes nord du pays lors du passage de l’ouragan Joaquin en octobre, causant un décès et déplaçant plus de 280 familles, illustrent la vulnérabilité de la population haïtienne aux aléas naturels, même mineurs. Selon les dernières estimations des Nations Unies, 98 % de la population haïtienne est exposée aux risques naturels, un facteur qui s´aggrave pour 83.3% de la population qui vit dans la pauvreté, parmi eux 24,7 % dans une pauvreté extrême, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour. Les femmes et les enfants continuent par ailleurs à être les plus vulnérables aux situations complexes liées aux désastres, lesquelles affectent notamment des aspects tels que la santé en limitant l´accès à l´eau potable et augmentant le risque de transmission des maladies, ainsi que limitant l’accès aux hôpitaux. Ces situations mettent aussi en risque la sécurité alimentaire, l´emploi ou l´scolarisation.     

Les 17 Objectifs de développement durable pour 2030 (ODD) adoptés à l’unanimité le 25 septembre 2015 par plus de 150 pays, notamment les objectifs 9 et 11, ont placé la gestion des risques climatiques au cœur de l´agenda de développement pour les quinze prochaines années. « Pour Haïti, la prévention des risques est un élément clé pour avancer dans d´autres domaines prioritaires identifiés dans le cadre des ODD, tels que la lutte contre l’extrême  pauvreté, l´égalité des sexes, le plein-emploi, la croissance économique soutenue et la promotion des droits à l´éducation, à la santé, à la sécurité alimentaire, à l´énergie, à la protection sociale, à l´eau potable et à un environnement sain », a souligné le Représentant Adjoint du Secrétaire Général, Coordonnateur Résident et Humanitaire des Nations Unies, Mourad Wahba.  

Le système des Nations Unies continuera également d’appuyer les autorités haïtiennes dans le renforcement de la réponse aux urgences à travers un soutien au Système National de Gestion des Risques et Désastres, et par une approche centrée sur la prévention des désastres au niveau local. Entre autres facteurs de risque, on note que jusqu’à 90 % des constructions en Haïti sont réalisées sans consultation ou appui technique d’architectes ou d’ingénieurs. En réponse, le PNUD a soutenu récemment la formation de 220 maçons dans dix centres de formation de l’Institut National de Formation Professionnelle. Le PNUD favorise l’implication des populations dans la conception de leurs propres projets de réduction de risques à petite échelle, souvent faciles à mettre en œuvre et peu coûteux. Par ailleurs, dans le secteur de la santé, l´OPS/OMS soutien Haïti pour la mise en œuvre d´un plan pour des infrastructures de santé plus sûrs et résistants aux désastres dans le Nord-Est.   

En parallèle, la problématique de la résilience urbaine trouve une réponse à travers une incitation à des meilleures pratiques de planification, notamment à l’échelle communale. « Notre expérience nous a appris que les populations sont les premiers piliers de la résilience  et que leurs savoir-faire peuvent être combinés avec les techniques modernes pour sauver des vies», a affirmé Yvonne Helle, directrice du PNUD Haïti.

La préparation aux urgences constitue aussi une composante clé dans la gestion des risques de catastrophes, à travers la mise en place des plans de contingence et des exercices de simulation abordés conjointement entre le gouvernement haïtien et l´équipe humanitaire en Haïti. 

 

Une semaine d´activités

La semaine d´activités autour de la journée internationale de la prévention des catastrophes commence le mardi 13 octobre avec des ateliers de réflexion sur les villes résilientes (Port-au-Prince), une causerie d´Oxfam sur la réduction des risques (Cap-Haïtien) et la distribution massive d´outils de sensibilisation à travers tout le pays. De plus, le programme prévoit des actions diverses telles qu´une caravane-témoignages (Anse-à-Galets), une soirée d’expression artistique, un concours interscolaire de projets sur la prévention des risques et désastres, une foire binationale sur les risques et désastres (Pédernales) et un atelier de lutte contre les incendies, parmi d´autres.[1] L´organisation de cette programmation par le gouvernement d´Haïti bénéficie du soutien de différentes ONG, partenaires et agences des Nations Unies telles que le PNUD, OCHA, UNICEF et l´UNESCO.    

 

 

 

Pour plus d’information, merci de contacter:

Sophie Boutaud de la Combe : (boutauddelacombes@un.org) Porte-parole et chef adjointe de la communication, MINUSTAH, tel +509 3742 9042

José Ignacio Martín Galán (martingalan@un.org) Bureau du DSRSG/RC/HC et Groupe de Communication des Nations Unies, tel. 509 3701 0336

Guillaume Joachin, Bureau de Communication du PNUD en Haiti, guillaume.joachin@undp.org 

Audrey Brassel-Day (audrey.brassel-day@undp.org) Unite Risques et Desastres, PNUD, tel. +509 3170 1189

 

 

Notes d´information et articles conjoints de l´ONU en Haïti