Cordons sanitaires contre le choléra

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27 juillet 2016 – « Me laver les mains avant de manger et nourrir mon bébé, me laver les mains après m’être soulagée, utiliser Aquatabs pour purifier l’eau… », Sherline Deus énumère les étapes qu’elle doit suivre pour protéger ses enfants et se prémunir elle-même du choléra dans la ville de Grand Bois, dans le nord-est d’Haïti, près de la frontière entre le pays et la République dominicaine.

Mme Deus n’est pas la seule à répéter chaque jour ses différentes étapes.

Aux côtés d’une dizaine de ménages voisins, elle fait partie d’un « cordon sanitaire » établi par une équipe d’intervention mobile dans le cadre des mesures prophylactiques prises pour couper court à une possible propagation du choléra, après qu’un de leurs voisins, Pierre, a contracté la maladie.

Comme pour chaque cas suspect de choléra déclaré, celui de Pierre a déclenché le mécanisme de réponse rapide déployé sur l’ensemble du territoire haïtien depuis maintenant trois ans, et dont l’efficacité n’est plus à démontrer. 

Ces cordons sanitaires constituent l’une des multiples mesures prises par les équipes d’intervention rapide, composées de représentants d’organisations non-gouvernementales (ONG) et du gouvernement, et soutenues par les Nations Unies – notamment le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et sa représentation régionale, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) – afin de faciliter la coordination des différents acteurs impliqués dans la lutte contre l’épidémie de choléra. Pour en lire plus...

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