Haïti: Objectif assainissement et eau pour tous

Las Palmas Cholera Reduction Campaign phase 3 inaugurationSource d'eau potable en Los Palmas, Haïti. Photo: Logan Abassi/ UN/MINUSTAH

 

 

Port-au-Prince, le 22 mars 2017- Dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau, l’UNICEF et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) mettent l’accent sur les eaux usées, qui est d’une importance capitale dans le cadre de toute politique d’une bonne gestion de l’eau.

Le thème global retenu cette année, « Eaux usées » a pour objectif de sensibiliser les gens sur le recyclage des eaux usées traitées dans un contexte où l’eau se fait de plus en plus rare et ceci au niveau mondial.

La DINEPA veut par cette occasion créer un espace de dialogue autour du thème où les discussions porteront sur la situation des eaux usées en général, les enjeux et défis et les actions prévues pour le développement et la régulation des eaux usées. La DINEPA veut profiter pour préparer la participation d’Haïti à la réunion de Haut Niveau en Avril de cette année à travers un processus participatif et en recherchant un consensus pour les conclusions de l’analyse sectorielle.

Pour le directeur général de la DINEPA, L’absence de gestion des eaux usées a des impacts négatifs sur la qualité de l'eau et encourage la persistance de la transmission du choléra ainsi que l’incidence d’autres maladies d’origine hydrique.

De plus, avec la croissance accélérée de la population urbaine au cours de ces dernières années, on devra compter d'ici 2030, 60% de citadins contre 40% de ruraux en Haïti.  Ce qui entrainera une augmentation du volume d'eaux usées domestiques et de boues de vidange à traiter et une pression encore plus forte sur la ressource accessible aux agglomérations urbaines. Cette croissance urbaine a pour corolaire l’augmentation d’activités industrielles, hospitalières et commerciales avec un apport croissant en eaux usées spécifiques et toxiques.

Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Haïti, a salué l’importance d’une telle journée tout en mettant l’accent sur les avantages du recyclage des eaux usées traitées pour Haïti : « Les eaux usées non traitées, rejetées dans la nature fragilisent encore plus le secteur EPA dont l’accès aux services de base est déjà un défi (58% accès à l’eau au niveau national et 28% accès à l’assainissement). L’UNICEF travaille de concert avec le gouvernement haïtien afin d’augmenter ces taux pour permettre que l’accès à l’eau soit un droit garanti pour tous », a-t-il rappelé.

En Haïti, ces eaux usées déchargées dans la nature présentent un risque important de contamination des eaux souterraines et peuvent causer des maladies hydriques comme le choléra, le paludisme. La propagation des parasites comme les géo helminthes donc un véritable risque pour les enfants de ne pas survivre ou de se développer correctement.

Les eaux usées sont en lien direct avec l’objectif 6.3 des ODD : « D’ici à 2030, améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau ».

Pour Plus d’informations :

Cornelia Walther, chef de la communication à l’UNICEF, cwalther@unicef.org

Stéphane Lacroix, chef du département de communication à la DINEPA,  stephane.lacroix@dinepa.gouv.ht

 

 

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